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Jeudi 29 Juin 2006

 

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Le ganglion sentinelle
 
Le ganglion sentinelle

 

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Le ganglion sentinelle
 

Pour les petites tumeurs (< 2 cm), le risque d’avoir un ou plusieurs ganglions touchés par la maladie est de 20 à 30 %, ce qui signifie que dans 70 à 80 % des cas, ils ne sont pas touchés par la maladie et les enlever est excessif.
 
Afin de déterminer quelles sont les patientes qui doivent bénéficier de l’ablation des ganglions de l’aisselle, la technique du ganglion sentinelle consiste à identifier, prélever et analyser le premier ganglion qui draine la lymphe venant du sein (de la tumeur).
Une sentinelle est placée en avant-poste, elle est chargée de bloquer l’arrivée d’un intrus ou d’un ennemi. Si ce ganglion sentinelle est libre de toute cellule cancéreuse, il n’est pas besoin de réaliser l’ablation des autres ganglions.
Dans le cas contraire, il faut réaliser l’ablation de tous les ganglions de l’aisselle car il y a un risque d’atteinte des autres ganglions situés plus  haut.  
 
Dans le cadre du traitement chirurgical  du cancer du sein, 2 gestes sont réalisés:
le premier consiste à enlever la tumeur et son environnement (tumorectomie ou mastectomie partielle ou totale) et le second consiste à prélever les ganglions (curage) situés au niveau de l’aisselle (creux axillaire) afin de déterminer s’ils sont touchés ou non par la maladie (envahissement ganglionnaire). L’analyse au microscope de ces prélèvements va déterminer la suite du traitement (radiothérapie et/ou chimiothérapie et/ou hormonothérapie).
 
Quand tous les ganglions de l’aisselle sont prélevés, on peut voir apparaître divers symptômes:
- sensation d’engourdissement, raideur d’épaule, gros bras ou  lymphœdème, douleurs.
Toutefois, c’est très variable d’une patiente à une autre et certaines patientes sont très peu gênées.
Avant l’intervention (entre 3 et 24 heures selon l’acquisition), on injecte un produit radioactif à faible dose au niveau du sein.
L’injection est réalisée dans le secteur où se trouve la tumeur ou sous l’aréole, elle n’est pas douloureuse.
Le produit radioactif va migrer vers le premier ganglion. En détectant la radioactivité à travers la peau, par une caméra, on va obtenir une image (scintigraphie) qui montrera où se trouve le ganglion à enlever. Lors de l’intervention, sous anesthésie, le chirurgien injecte un colorant bleu dans le même secteur du sein.
Le colorant est aussi drainé vers les ganglions, leur donnant une teinte bleutée. Orienté par l’image scintigraphique, le chirurgien utilise une sonde de détection de la radioactivité (compteur Geiger) émise par le ganglion pour le localiser précisément. Il fait une petite incision en regard jusqu’à visualiser le ganglion bleuté qu’il enlève.
Généralement 1 à 3 ganglions sont prélevés.
Le prélèvement de tous les ganglions de l’aisselle n’est réalisé que si le ganglion sentinelle est touché par la maladie, soit lors de la même intervention quand on réalise un examen extemporané, soit secondairement lors d’une seconde intervention.
L’analyse du ganglion sentinelle est très précise (immuno histo chimie) permettant de détecter de microscopiques amas de cellules cancéreuses, voire même des cellules isolées.
 
Les inconvénients de cette technique sont la nécessité  de l’injection du colloïde marqué avant l’intervention, la possibilité d’un tatouage par le colorant bleu qui peut rester visible pendant 4 à 6 mois et le risque rare d’allergie au bleu (boutons ou urticaire, choc allergique).
 
L’utilisation des 2 techniques (produit radioactif et bleu) permet d’identifier le ganglion sentinelle dans 95 % des cas environ (taux d’identification).
En cas d’échec d’identification du ganglion sentinelle, un curage classique est réalisé. Il est possible que le ganglion prélevé ne soit pas le bon et qu’un ganglion envahi par la tumeur soit resté en place dans l’aisselle. C’est ce que l’on appelle un faux négatif. Le risque est inférieur à 5 %. Lors du suivi, si un ganglion venait à se développer dans l’aisselle,  on réaliserait un curage de la totalité de l’aisselle.

 

 
Dernière mise à jour : 13/07/2005
Auteur: Dr Frédéric Marchal

publié par atika dans: canceraicha
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