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Le ganglion sentinelle
 
Le ganglion sentinelle

 

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Le ganglion sentinelle
 

Pour les petites tumeurs (< 2 cm), le risque d’avoir un ou plusieurs ganglions touchés par la maladie est de 20 à 30 %, ce qui signifie que dans 70 à 80 % des cas, ils ne sont pas touchés par la maladie et les enlever est excessif.
 
Afin de déterminer quelles sont les patientes qui doivent bénéficier de l’ablation des ganglions de l’aisselle, la technique du ganglion sentinelle consiste à identifier, prélever et analyser le premier ganglion qui draine la lymphe venant du sein (de la tumeur).
Une sentinelle est placée en avant-poste, elle est chargée de bloquer l’arrivée d’un intrus ou d’un ennemi. Si ce ganglion sentinelle est libre de toute cellule cancéreuse, il n’est pas besoin de réaliser l’ablation des autres ganglions.
Dans le cas contraire, il faut réaliser l’ablation de tous les ganglions de l’aisselle car il y a un risque d’atteinte des autres ganglions situés plus  haut.  
 
Dans le cadre du traitement chirurgical  du cancer du sein, 2 gestes sont réalisés:
le premier consiste à enlever la tumeur et son environnement (tumorectomie ou mastectomie partielle ou totale) et le second consiste à prélever les ganglions (curage) situés au niveau de l’aisselle (creux axillaire) afin de déterminer s’ils sont touchés ou non par la maladie (envahissement ganglionnaire). L’analyse au microscope de ces prélèvements va déterminer la suite du traitement (radiothérapie et/ou chimiothérapie et/ou hormonothérapie).
 
Quand tous les ganglions de l’aisselle sont prélevés, on peut voir apparaître divers symptômes:
- sensation d’engourdissement, raideur d’épaule, gros bras ou  lymphœdème, douleurs.
Toutefois, c’est très variable d’une patiente à une autre et certaines patientes sont très peu gênées.
Avant l’intervention (entre 3 et 24 heures selon l’acquisition), on injecte un produit radioactif à faible dose au niveau du sein.
L’injection est réalisée dans le secteur où se trouve la tumeur ou sous l’aréole, elle n’est pas douloureuse.
Le produit radioactif va migrer vers le premier ganglion. En détectant la radioactivité à travers la peau, par une caméra, on va obtenir une image (scintigraphie) qui montrera où se trouve le ganglion à enlever. Lors de l’intervention, sous anesthésie, le chirurgien injecte un colorant bleu dans le même secteur du sein.
Le colorant est aussi drainé vers les ganglions, leur donnant une teinte bleutée. Orienté par l’image scintigraphique, le chirurgien utilise une sonde de détection de la radioactivité (compteur Geiger) émise par le ganglion pour le localiser précisément. Il fait une petite incision en regard jusqu’à visualiser le ganglion bleuté qu’il enlève.
Généralement 1 à 3 ganglions sont prélevés.
Le prélèvement de tous les ganglions de l’aisselle n’est réalisé que si le ganglion sentinelle est touché par la maladie, soit lors de la même intervention quand on réalise un examen extemporané, soit secondairement lors d’une seconde intervention.
L’analyse du ganglion sentinelle est très précise (immuno histo chimie) permettant de détecter de microscopiques amas de cellules cancéreuses, voire même des cellules isolées.
 
Les inconvénients de cette technique sont la nécessité  de l’injection du colloïde marqué avant l’intervention, la possibilité d’un tatouage par le colorant bleu qui peut rester visible pendant 4 à 6 mois et le risque rare d’allergie au bleu (boutons ou urticaire, choc allergique).
 
L’utilisation des 2 techniques (produit radioactif et bleu) permet d’identifier le ganglion sentinelle dans 95 % des cas environ (taux d’identification).
En cas d’échec d’identification du ganglion sentinelle, un curage classique est réalisé. Il est possible que le ganglion prélevé ne soit pas le bon et qu’un ganglion envahi par la tumeur soit resté en place dans l’aisselle. C’est ce que l’on appelle un faux négatif. Le risque est inférieur à 5 %. Lors du suivi, si un ganglion venait à se développer dans l’aisselle,  on réaliserait un curage de la totalité de l’aisselle.

 

 
Dernière mise à jour : 13/07/2005
Auteur: Dr Frédéric Marchal
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Thu, 29 Jun 2006 09:47:28 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-58669.html
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Concentré soluble d'

 ISOLAT de PROTÉINES de PETIT LAIT 


L'aliment qui va changer votre vie !

Le petit-Lait, un aliment des dieux
Par Carol Vachon, docteur en physiologie médicale et consultant en nutrition
(Paru dans Vitalité Québec Magasine, janvier-février 1999)

De la plus lointaine Antiquité, le médecin grec Hippocrate. À l'instar de nos ancêtres, relatait des propriétés curatives exceptionnelles du petit-lait. À la lumière de recherches récentes, nous sommes en train de redécouvrir les merveilleuses vertus de ce superaliment. Mais attention! La valeur des nombreuses préparations offertes sur le marché varie énormément de l'une à l'autre, même si leur effet bénéfique est certain.

Le " rejeton " du fromage
Une partie très importante de la production de lait sert à la fabrication fromagère. Pour devenir fromage, les caséines, soit environ 80 % des protéines du lait, sont amenées à coaguler, entraînant avec elles la majeure partie des gras.

Mais cette production laisse de côté 90 % du volume du lait, soit son liquide avec les multiples substances de haute valeur nutritive qui y sont solubles. Ces énormes quantités de petit-lait (ou lactosérum) constituent une grande richesse nutritive, mais aussi un problème de pollution environnementale. La consommation de petit-lait étant malheureusement devenue peu populaire à notre époque, cette merveilleuse richesse est trop souvent jetée aux égouts. Incroyable mais vrai. Quel gâchis!

Que contient le petit-lait? Des protéines, des gras, des sucres, des minéraux, des vitamines, des nucléotides et plein de substances mineures dont les bénéfices sont probablement plus que mineurs, que l'on découvrira bientôt peut-être. Pas surprenant d'un dérivé du lait, l'aliment que la nature a dû doter d'infinis potentiels pour nous démarrer dans la vie.

Par exemple, les protéines du petit-lait sont non seulement très digestes, mais elles sont reconnues depuis longtemps pour leur exceptionnelle qualité nutritionnelle, comparable à celle de l'oeuf, la protéine de référence en qualité. Mais il y a plus. Ces protéines sont dotées de puissantes propriétés régulatrices, telles la lutte contre la dégénérescence et le vieillissement, ainsi que la stimulation de l'immunité.

Un produit antivieillissement de choix
De par leur structure exceptionnelle, les protéines du petit-lait constituent des précurseurs du glutathion. Petite molécule dont l'énorme importance avait été découverte il y a des décennies, le glutathion est au centre des mécanismes de lutte de l'organisme contre les fameux " radicaux libres " dont il est tant question dans certains milieux.1 Pour mieux comprendre, une image vaut mille mots.

Dans un moteur d'auto, la combustion d'essence par l'oxygène de l'air engendre des produits de combustion corrosifs qui doivent être éliminés. Pareillement, dans notre corps, notre essence, comme le glucose ou les gras, est brûlée par l'oxygène dans les cellules, avec un dégagement d'énergie, forcément atténué. Là aussi, il en résulte des produits " corrosifs ", les radicaux libres, qui ne doivent pas trop s'accumuler.

Molécules incomplètes et possédant pour cette une grande réactivité, les radicaux libres risquent de " corroder " (oxyder) nos cellules et d'en détruire la délicate mécanique. Ils vont réagir avec les gras du cerveau, nuisant à la transmission nerveuse (ex. : sclérose en plaques) ou avec la paroi des artères pour favoriser l'athérosclérose.2 Enfin, le glutathion intervient dans de nombreux sentiers métaboliques.3

Le glutathion est produit à l'intérieur des cellules à partir de précurseurs. Sa concentration est effectivement augmentée par les protéines du petit-lait dans tous les organes testés, incluant le foie. C'est à peu près la seule intervention externe pouvant l'augmenter4,5. Nous devons ces importantes découvertes à un chercheur montréalais, le Dr Gustavo Bounous1,4,5, et grâce à elles nous avons une bien meilleure compréhension des étonnantes vertus curatives du petit-lait.

Le glutathion lie et élimine les métaux toxiques, inactive les médicaments, drogues et éléments cancérigènes, et nous protège de l'exposition à l'ozone, de même que, possiblement aux radiations4. Lieu où s'effectuent la plupart de ces fonctions, il n'est pas surprenant que le foie soit l'organe le plus riche en glutathion.6

Par leur puissante action sur le glutathion, les protéines du petit-lait peuvent favoriser des fonctions aussi variées que la détoxification, la performance physique, la protection des artères ainsi que la lutte contre les maladies infectieuses, le cancer, le vieillissement, etc.1,5,6

Mais il y a un hic! La propriété à régénérer le glutathion est perdue si ces protéines sont chauffées au-delà de 64°C. La pasteurisation classique du lait (à 72°C) est fatale, contrairement à une pasteurisation basse (63°C), malheureusement peu utilisée. À noter que la digestion enzymatique (intestinale ou bactérienne) n'affecte pas cette propriété.

Le glutathion : un punch immunitaire
Le glutathion est un champion utilitaire pour notre immunité. On avait remarqué depuis 1985 que sa concentration était réduite lors de cancers ou de colites ulcéreuses et de Crohn.7

Les protéines du petit-lait ou du glutathion ont amélioré l'état de patientes atteintes du cancer du sein ou du foie.5,6 Des taux bas de glutathion seraient également liés au Parkinson, à l'arthrite rhumatoïde, à la cataracte, etc.4

Le cerveau, le glutathion y voit
Organe particulièrement actif métaboliquement, le cerveau doit être d'autant plus protégé des chocs oxydatifs qu'il est très riche en lipides facilement oxydables. L'importance du glutathion dans la protection des fonctions cérébrales est d'ailleurs reconnue depuis un bon moment.3 Il est probable que cela explique, du moins en partie, le sentiment de bien-être manifesté à la consommation de petit-lait de qualité. Il est donc potentiellement bénéfique dans le cas d'Alzheimer, etc.

Autres actions des protéines du petit-lait
Enfin, les protéines du petit-lait présentent d'autres fonctions régulatrices. Par exemple, la lactoferrine réduit les radicaux libres par un mécanisme particulier, tout en favorisant la croissance de bonnes bactéries intestinales.6

Une grande richesse en minéraux
Le petit-lait est riche en minéraux, car une bonne partie de ces derniers y sont solubles : magnésium, manganèse, calcium, phosphore, zinc, sélénium, cuivre, fer, etc. Un petit-lait acide comporte beaucoup plus de minéraux, ces derniers ayant été dissous par l'acide lactique.

Les glucides du petit-lait, le lactose
Des recherches indiquent que le lactose et les dérivés de sa fermentation protègent contre les cancers de l'estomac, du sein et du côlon. En plus, ils ont des effets favorables quant à l'absorption intestinale des minéraux.6

Les autres substances nutritives du petit-lait
Le petit-lait constitue un apport intéressant en vitamine D et en plusieurs vitamines du complexe B, dont la B12 et la B3. Il contient également un peu de gras, surtout des phospholipides, dont on connaît les avantages pour la digestion des gras mais surtout pour le fonctionnement du cerveau. Enfin, tous les nucléotides (les bases du code génétique) présents dans le lait se retrouvent dans le petit-lait); ces derniers favorisent, entre autres choses, la régénération de la muqueuse intestinale et stimulent l'immunité.6

Les synergies
Le petit-lait étant complexe, son intérêt nutritionnel et curatif viendrait en bonne partie des multiples synergies entre ses facteurs nutritifs, car ils agissent par des mécanismes très différents les uns des autres. Attention, donc, au concept de " pureté " qui veut trop souvent dire l'isolation d'un principe actif alors séparé de substances naturelles qui améliorent ou harmonisent son action. Le petit-lait est complexe, oui, mais c'est une des raisons de son efficacité dans un nombre incalculable de situations.

Des exemples de synergies? Les propriétés antioxydantes du sélénium viennent justement de l'implication de cet oligo-élément dans la régénération enzymatique du glutathion.8 Il intervient donc en synergie avec les protéines du petit-lait, car ces dernières apportent des précurseurs de glutathion.

Autre exemple : une portion de petit-lait ne comble peut-être qu'une faible proportion des besoins en calcium, mais les recherches montrent que lorsqu'il est accompagné d'un supplément multivitaminique et minéral (genre petit-lait), le calcium est beaucoup plus efficace pour augmenter la masse osseuse chez la femme.9 De plus, le lactose de même que l'acide lactique et les bactéries lactiques, lorsque le petit-lait est acide, plutôt que doux améliorent l'absorption de ces minéraux.

Les multiples préparations sur le marché
Là comme ailleurs, il existe une variété de préparations offertes sur le marché, plus ou moins proches du produit original découvert par nos ancêtres, dont différents extraits de petit-lait, surtout en poudre, incluant comprimés et capsules, de même qu'un peu sous forme liquide.

Le petit-lait de nos ancêtres
Il était acide puisque la coagulation du lait en fromage était effectuée spontanément sous l'action des bactéries lactiques déjà présentes. Par ce procédé, la fermentation bactérienne du lactose produit l'acide lactique faisant tourner le lait, un peu comme nous le faisons avec du jus de citron. C'est d'ailleurs à partir du petit-lait acide qu'ont été découvertes les étonnantes vertus curatives du petit-lait. C'est le petit-lait le plus naturel.

Il faut souligner que, par leur action, les bactéries lactiques bonifient le petit-lait de façon importante : amélioration de la digestion et de l'absorption par l'acide glucides, protéines, gras, etc., solubilisation de l'ensemble la plus assimilable, à quoi s'additionnent la synthèse des vitamines et de nombreux autres effets.10 Malheureusement, la coagulation, plus rapide, à la présure, une enzyme extraite de la caillette de jeunes ruminants. Celle-ci produit un petit-lait dit neutre ou doux.

Parmi les préparations disponibles, l'une d'entre elles ne comporte à peu près que les protéines du petit-lait puisqu'elle a été pensée justement pour favoriser la régénération du glutathion. Elle a été concentrée à l'aide de procédés doux comme l'ultrafiltration sur membrane et la lyophilisation (séchage à froid) qui préservent les substances fragiles. Elle n'a subi qu'une pasteurisation basse. Une préparation de petit-lait entier venant de Suisse n'a également été chauffée que modérément.

On ne peut en dire autant des concentrés protéiques de petit-lait du commerce, connus également sous l'abréviation anglaise WPC ou Whey Protein Concentrate. C'est que l'industrie essaie de bonifier les " rejets " du petit-lait issus de la fabrication fromagère. Le lait à l'origine de ces préparations a généralement subi une pasteurisation à 72°C, ce qui détruit l'effet du glutathion.

Certains de ces concentrés protéiques ont subi une digestion partielle (les protéines ont été coupées en morceaux) pour accroître leur capacité d'augmenter la masse protéique de l'organisme. Ce qui est intéressant pour la musculation et comme supplément nutritionnel, par exemple pour les personnes âgées. D'autres stimulants y sont parfois incorporés.

Références

  • 1 Bounous, G. et al., 1989, " The Influence of Dietary Whey Protein on Tissue Glutathione and the Diases of Aging ", Clin. Invest. Med. 12 : 343-349.
  • 2 Sen, C.K., 1997, " Nutritional Biochemistry of Cellular Glutathione ", J. Nutr. Biochem 8 : 660-672.
  • 3 Cooper, A.J.L. et Kristal, B.S., 1997, " Multiple Roles of Glutathione in the Central Nervous System ", Biol. Chem. 378 : 793-802.
  • 4 Bounous, G. et Gold, P., 1991, " The Biological Activity of Undenatured Dietary Whey Proteins : Role of Glutathione ", Clin. Invest. Med. 14 : 296-309.
  • 5 Kennedy, R.S. et al., 1995, " The Use of a Whey Protein Concentrate in the Treatment of Patients With Metastatic Carcinoma : A Phase I-II Clinical Study ", Anticancer Res. 15 : 2643-2650.
  • 6 Parodi, P.W., 1998, " A Role for Milk Proteins in Cancer Prevention ", Austr. J. Dairy Technol. 53 : 37-47.
  • 7 Hoffman, E.J. et coll., 1985, " Free Radical Detoxifying Systems in Human Colorectal Cancer ", Br. J. Cancer 51 : 127-129.
  • 8 Levy, J., 1998, " Immunonutrition : The Pediatric Experience ", Nutrition 14 : 641-647.
  • 9 Albanese, A.A. et coll., 1985, " Calcium Nutrition and Skeletal and Alveolar Bone Health ", Nutr. Rep. Inter. 31 : 741-755.
  • 10 Hartley, D.L. et Denariaz, G., 1993, " The Role of Lactic Acid Bacteria in Yogurt Fermentation ", Int. J. Immunotherapy 1 : 3-17.

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Le petit-Lait, un aliment des dieux
Par Carol Vachon, docteur en physiologie médicale et consultant en nutrition
(Paru dans Vitalité Québec Magasine, janvier-février 1999)

De la plus lointaine Antiquité, le médecin grec Hippocrate. À l'instar de nos ancêtres, relatait des propriétés curatives exceptionnelles du petit-lait. À la lumière de recherches récentes, nous sommes en train de redécouvrir les merveilleuses vertus de ce superaliment. Mais attention! La valeur des nombreuses préparations offertes sur le marché varie énormément de l'une à l'autre, même si leur effet bénéfique est certain.

Le " rejeton " du fromage
Une partie très importante de la production de lait sert à la fabrication fromagère. Pour devenir fromage, les caséines, soit environ 80 % des protéines du lait, sont amenées à coaguler, entraînant avec elles la majeure partie des gras.

Mais cette production laisse de côté 90 % du volume du lait, soit son liquide avec les multiples substances de haute valeur nutritive qui y sont solubles. Ces énormes quantités de petit-lait (ou lactosérum) constituent une grande richesse nutritive, mais aussi un problème de pollution environnementale. La consommation de petit-lait étant malheureusement devenue peu populaire à notre époque, cette merveilleuse richesse est trop souvent jetée aux égouts. Incroyable mais vrai. Quel gâchis!

Que contient le petit-lait? Des protéines, des gras, des sucres, des minéraux, des vitamines, des nucléotides et plein de substances mineures dont les bénéfices sont probablement plus que mineurs, que l'on découvrira bientôt peut-être. Pas surprenant d'un dérivé du lait, l'aliment que la nature a dû doter d'infinis potentiels pour nous démarrer dans la vie.

Par exemple, les protéines du petit-lait sont non seulement très digestes, mais elles sont reconnues depuis longtemps pour leur exceptionnelle qualité nutritionnelle, comparable à celle de l'oeuf, la protéine de référence en qualité. Mais il y a plus. Ces protéines sont dotées de puissantes propriétés régulatrices, telles la lutte contre la dégénérescence et le vieillissement, ainsi que la stimulation de l'immunité.

Un produit antivieillissement de choix
De par leur structure exceptionnelle, les protéines du petit-lait constituent des précurseurs du glutathion. Petite molécule dont l'énorme importance avait été découverte il y a des décennies, le glutathion est au centre des mécanismes de lutte de l'organisme contre les fameux " radicaux libres " dont il est tant question dans certains milieux.1 Pour mieux comprendre, une image vaut mille mots.

Dans un moteur d'auto, la combustion d'essence par l'oxygène de l'air engendre des produits de combustion corrosifs qui doivent être éliminés. Pareillement, dans notre corps, notre essence, comme le glucose ou les gras, est brûlée par l'oxygène dans les cellules, avec un dégagement d'énergie, forcément atténué. Là aussi, il en résulte des produits " corrosifs ", les radicaux libres, qui ne doivent pas trop s'accumuler.

Molécules incomplètes et possédant pour cette une grande réactivité, les radicaux libres risquent de " corroder " (oxyder) nos cellules et d'en détruire la délicate mécanique. Ils vont réagir avec les gras du cerveau, nuisant à la transmission nerveuse (ex. : sclérose en plaques) ou avec la paroi des artères pour favoriser l'athérosclérose.2 Enfin, le glutathion intervient dans de nombreux sentiers métaboliques.3

Le glutathion est produit à l'intérieur des cellules à partir de précurseurs. Sa concentration est effectivement augmentée par les protéines du petit-lait dans tous les organes testés, incluant le foie. C'est à peu près la seule intervention externe pouvant l'augmenter4,5. Nous devons ces importantes découvertes à un chercheur montréalais, le Dr Gustavo Bounous1,4,5, et grâce à elles nous avons une bien meilleure compréhension des étonnantes vertus curatives du petit-lait.

Le glutathion lie et élimine les métaux toxiques, inactive les médicaments, drogues et éléments cancérigènes, et nous protège de l'exposition à l'ozone, de même que, possiblement aux radiations4. Lieu où s'effectuent la plupart de ces fonctions, il n'est pas surprenant que le foie soit l'organe le plus riche en glutathion.6

Par leur puissante action sur le glutathion, les protéines du petit-lait peuvent favoriser des fonctions aussi variées que la détoxification, la performance physique, la protection des artères ainsi que la lutte contre les maladies infectieuses, le cancer, le vieillissement, etc.1,5,6

Mais il y a un hic! La propriété à régénérer le glutathion est perdue si ces protéines sont chauffées au-delà de 64°C. La pasteurisation classique du lait (à 72°C) est fatale, contrairement à une pasteurisation basse (63°C), malheureusement peu utilisée. À noter que la digestion enzymatique (intestinale ou bactérienne) n'affecte pas cette propriété.

Le glutathion : un punch immunitaire
Le glutathion est un champion utilitaire pour notre immunité. On avait remarqué depuis 1985 que sa concentration était réduite lors de cancers ou de colites ulcéreuses et de Crohn.7

Les protéines du petit-lait ou du glutathion ont amélioré l'état de patientes atteintes du cancer du sein ou du foie.5,6 Des taux bas de glutathion seraient également liés au Parkinson, à l'arthrite rhumatoïde, à la cataracte, etc.4

Le cerveau, le glutathion y voit
Organe particulièrement actif métaboliquement, le cerveau doit être d'autant plus protégé des chocs oxydatifs qu'il est très riche en lipides facilement oxydables. L'importance du glutathion dans la protection des fonctions cérébrales est d'ailleurs reconnue depuis un bon moment.3 Il est probable que cela explique, du moins en partie, le sentiment de bien-être manifesté à la consommation de petit-lait de qualité. Il est donc potentiellement bénéfique dans le cas d'Alzheimer, etc.

Autres actions des protéines du petit-lait
Enfin, les protéines du petit-lait présentent d'autres fonctions régulatrices. Par exemple, la lactoferrine réduit les radicaux libres par un mécanisme particulier, tout en favorisant la croissance de bonnes bactéries intestinales.6

Une grande richesse en minéraux
Le petit-lait est riche en minéraux, car une bonne partie de ces derniers y sont solubles : magnésium, manganèse, calcium, phosphore, zinc, sélénium, cuivre, fer, etc. Un petit-lait acide comporte beaucoup plus de minéraux, ces derniers ayant été dissous par l'acide lactique.

Les glucides du petit-lait, le lactose
Des recherches indiquent que le lactose et les dérivés de sa fermentation protègent contre les cancers de l'estomac, du sein et du côlon. En plus, ils ont des effets favorables quant à l'absorption intestinale des minéraux.6

Les autres substances nutritives du petit-lait
Le petit-lait constitue un apport intéressant en vitamine D et en plusieurs vitamines du complexe B, dont la B12 et la B3. Il contient également un peu de gras, surtout des phospholipides, dont on connaît les avantages pour la digestion des gras mais surtout pour le fonctionnement du cerveau. Enfin, tous les nucléotides (les bases du code génétique) présents dans le lait se retrouvent dans le petit-lait); ces derniers favorisent, entre autres choses, la régénération de la muqueuse intestinale et stimulent l'immunité.6

Les synergies
Le petit-lait étant complexe, son intérêt nutritionnel et curatif viendrait en bonne partie des multiples synergies entre ses facteurs nutritifs, car ils agissent par des mécanismes très différents les uns des autres. Attention, donc, au concept de " pureté " qui veut trop souvent dire l'isolation d'un principe actif alors séparé de substances naturelles qui améliorent ou harmonisent son action. Le petit-lait est complexe, oui, mais c'est une des raisons de son efficacité dans un nombre incalculable de situations.

Des exemples de synergies? Les propriétés antioxydantes du sélénium viennent justement de l'implication de cet oligo-élément dans la régénération enzymatique du glutathion.8 Il intervient donc en synergie avec les protéines du petit-lait, car ces dernières apportent des précurseurs de glutathion.

Autre exemple : une portion de petit-lait ne comble peut-être qu'une faible proportion des besoins en calcium, mais les recherches montrent que lorsqu'il est accompagné d'un supplément multivitaminique et minéral (genre petit-lait), le calcium est beaucoup plus efficace pour augmenter la masse osseuse chez la femme.9 De plus, le lactose de même que l'acide lactique et les bactéries lactiques, lorsque le petit-lait est acide, plutôt que doux améliorent l'absorption de ces minéraux.

Les multiples préparations sur le marché
Là comme ailleurs, il existe une variété de préparations offertes sur le marché, plus ou moins proches du produit original découvert par nos ancêtres, dont différents extraits de petit-lait, surtout en poudre, incluant comprimés et capsules, de même qu'un peu sous forme liquide.

Le petit-lait de nos ancêtres
Il était acide puisque la coagulation du lait en fromage était effectuée spontanément sous l'action des bactéries lactiques déjà présentes. Par ce procédé, la fermentation bactérienne du lactose produit l'acide lactique faisant tourner le lait, un peu comme nous le faisons avec du jus de citron. C'est d'ailleurs à partir du petit-lait acide qu'ont été découvertes les étonnantes vertus curatives du petit-lait. C'est le petit-lait le plus naturel.

Il faut souligner que, par leur action, les bactéries lactiques bonifient le petit-lait de façon importante : amélioration de la digestion et de l'absorption par l'acide glucides, protéines, gras, etc., solubilisation de l'ensemble la plus assimilable, à quoi s'additionnent la synthèse des vitamines et de nombreux autres effets.10 Malheureusement, la coagulation, plus rapide, à la présure, une enzyme extraite de la caillette de jeunes ruminants. Celle-ci produit un petit-lait dit neutre ou doux.

Parmi les préparations disponibles, l'une d'entre elles ne comporte à peu près que les protéines du petit-lait puisqu'elle a été pensée justement pour favoriser la régénération du glutathion. Elle a été concentrée à l'aide de procédés doux comme l'ultrafiltration sur membrane et la lyophilisation (séchage à froid) qui préservent les substances fragiles. Elle n'a subi qu'une pasteurisation basse. Une préparation de petit-lait entier venant de Suisse n'a également été chauffée que modérément.

On ne peut en dire autant des concentrés protéiques de petit-lait du commerce, connus également sous l'abréviation anglaise WPC ou Whey Protein Concentrate. C'est que l'industrie essaie de bonifier les " rejets " du petit-lait issus de la fabrication fromagère. Le lait à l'origine de ces préparations a généralement subi une pasteurisation à 72°C, ce qui détruit l'effet du glutathion.

Certains de ces concentrés protéiques ont subi une digestion partielle (les protéines ont été coupées en morceaux) pour accroître leur capacité d'augmenter la masse protéique de l'organisme. Ce qui est intéressant pour la musculation et comme supplément nutritionnel, par exemple pour les personnes âgées. D'autres stimulants y sont parfois incorporés.

Références

  • 1 Bounous, G. et al., 1989, " The Influence of Dietary Whey Protein on Tissue Glutathione and the Diases of Aging ", Clin. Invest. Med. 12 : 343-349.
  • 2 Sen, C.K., 1997, " Nutritional Biochemistry of Cellular Glutathione ", J. Nutr. Biochem 8 : 660-672.
  • 3 Cooper, A.J.L. et Kristal, B.S., 1997, " Multiple Roles of Glutathione in the Central Nervous System ", Biol. Chem. 378 : 793-802.
  • 4 Bounous, G. et Gold, P., 1991, " The Biological Activity of Undenatured Dietary Whey Proteins : Role of Glutathione ", Clin. Invest. Med. 14 : 296-309.
  • 5 Kennedy, R.S. et al., 1995, " The Use of a Whey Protein Concentrate in the Treatment of Patients With Metastatic Carcinoma : A Phase I-II Clinical Study ", Anticancer Res. 15 : 2643-2650.
  • 6 Parodi, P.W., 1998, " A Role for Milk Proteins in Cancer Prevention ", Austr. J. Dairy Technol. 53 : 37-47.
  • 7 Hoffman, E.J. et coll., 1985, " Free Radical Detoxifying Systems in Human Colorectal Cancer ", Br. J. Cancer 51 : 127-129.
  • 8 Levy, J., 1998, " Immunonutrition : The Pediatric Experience ", Nutrition 14 : 641-647.
  • 9 Albanese, A.A. et coll., 1985, " Calcium Nutrition and Skeletal and Alveolar Bone Health ", Nutr. Rep. Inter. 31 : 741-755.
  • 10 Hartley, D.L. et Denariaz, G., 1993, " The Role of Lactic Acid Bacteria in Yogurt Fermentation ", Int. J. Immunotherapy 1 : 3-17.

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Thu, 29 Jun 2006 09:43:26 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-58668.html
article de l'internaute 3 http://canceraicha.i-clic.net/article-57594.html
La surconsommation, l'homéopathie, les essais thérapeutiques... Yves Juillet, médecin et conseiller du Président du LEEM (les entreprises du médicament), a répondu à vos nombreuses questions pratiques et scientifiques.

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"Des effets indésirables graves peuvent être complètement indétectables lors des essais cliniques"

Combien d'essais sont menés aujourd'hui en France ?
Yves Juillet : Actuellement en France, il y a environ 1500 essais cliniques qui sont réalisés chaque année.

On retire du marché 3 médicaments par an. Est-ce parce que les tests cliniques ne sont pas assez poussés au départ ?
Ce n'est pas la raison. Il peut arriver que des effets indésirables graves soient complètement indétectables lors des essais cliniques en raison par exemple d'une sensibilité allergique particulière mais exceptionnelle à un médicament. Cet effet peut survenir une fois sur 100 000 par exemple, et pourtant conduire au retrait d'un produit s'il est considéré comme trop grave par rapport au bénéfice apporté par le médicament.

Collaborez-vous avec des Associations de patients, de victimes, de consommateurs ?
Oui en effet, nous avons des relations avec des associations de malades. Ces relations peuvent exister directement entre un laboratoire pharmaceutique et une association spécifique intéressée par une maladie donnée, comme le diabète par exemple. Il existe aussi des relations transversales sur des sujets d'intérêt commun, comme les essais cliniques, les informations données aux malades, ou la consultation de sites Internet consacrés à la santé et aux médicaments.

Si tous les Français achètent des génériques, est-ce que les industries pharmaceutiques vont faire faillite ?
L'industrie pharmaceutique de recherche est rentabilisée par la commercialisation des produits nouveaux. Pour développer leur activité, elles ont besoin de trouver des solutions thérapeutiques apportant des progrès aux malades. Les médicaments génériques ont leur place légitime dans les traitements classiques. Il n'y a donc pas d'incompatibilité.

"Il y a en France une tradition de prescription qui peut conduire à des consommations plus importantes."

La France est un grand producteur de médicaments. La pression commerciale pour en vendre sur le marché intérieur n'explique-t-elle pas la consommation excessive de certains produits comme les benzodiazépines ?
Il n'y a pas en France de pression commerciale supérieure à ce qui peut exister dans d'autres pays. Il y a une tradition de prescription qui peut conduire dans certains cas à des consommations plus importantes.

Pourquoi les visiteurs médicaux sont-ils payés par les laboratoires ? L'information pour les médecins devrait être indépendante, non ?
Les médecins ont un accès quotidien à toute une série d'informations que l'on peut qualifier d'indépendantes. Les visiteurs médicaux, eux, ont une fonction complémentaire portant surtout sur les produits nouveaux.

Est-ce que l'homéopathie est soumise aux mêmes règlementations ?
L'homéopathie fait l'objet d'une réglementation spécifique garantissant la qualité pharmaceutique de ses préparations et permettant de donner des informations sur l'activité de ces produits.

Pour consommer moins de médicaments, ne suffirait-il pas de les vendre "uniquement sur ordonnance" au lieu de les laisser en vente libre?
La plupart des médicaments sont vendus sur ordonnance (plus de 90 %), les produits dits de médication familiale sont destinés à traiter des pathologies banales ou ne présentant pas de caractère de gravité.

Quels sont les nouveaux traitements à venir ?
La recherche porte actuellement sur les maladies pour lesquelles il n'y a pas encore de traitement curatif suffisant, comme par exemple le cancer, le sida, la maladie d'Alzheimer...

"40 % des nouveaux médicaments sont issus des biotechnologies."

Le problème ne réside-t-il pas dans la faiblesse de l'investissement dans la recherche publique ? Les labos sont obligés de faire une énorme pression commerciale pour rentabiliser leur R&D et se focaliser sur les maladies à fort potentiel comme l'obésité.
Il est exact que la quasi totalité des investissements R&D sur le médicament est faite par les entreprises. Il n'y a pas d'incompatibilité avec les besoins thérapeutiques puisque il y a une cohérence entre les besoins des malades et les possibilités de succès commercial.

Les effets à long terme des médicaments, rarement étudiés, ne sont-ils pas des bombes à retardement ?
Au cours du développement, il est difficile d'identifier des effets indésirables ne survenant que sur le long terme. Il est donc nécessaire de poursuivre tout au long de sa commercialisation la surveillance des effets indésirables d'un médicament donné. La difficulté est de différencier dans une population la survenue d'effets indésirables liés directement au médicament par rapport à des événements survenant spontanément.

Les biotechnologies vont-elles remplacer les médicaments classiques ?
Il est vrai que les biotechnologies apportent un éclairage nouveau et des possibilités renouvelées dans la recherche. Mais il y aura toujours une place pour les médicaments dits classiques. Actuellement, environ 40 % des nouveaux médicaments sont issus des biotechnologies.

La thérapie génique, c'est la fin des médicaments ?
La thérapie génique apportera des solutions spécifiques à des pathologies très particulières et rares dites monogéniques (déficit enzymatique). Elle ne permettra pas directement la guérison des pathologies classiques les plus fréquentes.

Si on prend un médicament dont la date limite est dépassée, c'est dangereux ou juste inefficace ?
Il est très important de respecter les dates limite d'utilisation d'un médicament, au-delà peuvent survenir soit une diminution de l'efficacité, et/ou une dégradation des produits pouvant conduire dans des cas rares à des effets indésirables.

"Avant de débuter, chaque étude doit faire l'objet d'un avis favorable à la fois d'un comité d'éthique et des autorités."

Les cobayes humains sont-ils toujours volontaires ? Y a-t-il des pratiques médicales effectuées sans le consentement d'un patient ?
Tout essai clinique doit être réalisé avec le consentement dit éclairé des malades volontaires pour participer. Un essai qui serait réalisé dans des conditions différentes ne serait pas éthiquement acceptable, ses résultats seraient de toute façon non pris en compte par les autorités sanitaires. Chaque étude doit avant de débuter faire l'objet d'un avis favorable à la fois d'un comité d'éthique (de protection des personnes), et des autorités. Le consentement des malades est un élément essentiel particulièrement étudié par ceux qui vont donner cette autorisation.

Est-ce que sont faits des essais pour des préparations en pharmacie, cf. affaires des extraits thyroïdiens ? Est-ce ça pose des questions sur la sécurité de ce type de préparation ?
Il n'y a pas d'effet spécifique pour les préparations en pharmacie. Mais normalement celles-ci ne peuvent être effectuées que sur la prescription d'un médecin qui lui-même doit respecter, dans son ordonnance, les doses classiques d'un produit dans ses indications.

La tradition de soins française repose sur la prescription. Certains pays comme le Danemark ont une autre vision de la médecine, moins médicaments-dépendante. Ne souffre-t-on pas en France d'un dogmatisme excessif qui encourage à prescrire quand c'est évitable (excès de cholestérol la plupart du temps, rhumes bénins, insomnies légères) ?
La tradition de soins en France est très médicalisée. On note en effet par rapport à d'autres pays plus de consultations médicales. La conséquence directe en est des prescriptions plus fréquentes (à nombre de consultations égales, il n'y a pas plus de prescriptions en France que dans les autres pays). C'est la responsabilité du médecin de juger s'il y a lieu ou non d'initier une prescription.

A votre avis, quelle est la part de "l'effet placebo" dans un médicament ?
L'effet placebo est important en particulier dans toutes les pathologies entraînant des symptômes fonctionnels. Mais tout médicament doit démontrer sa supériorité par rapport à cet effet placebo. Et ceci est particulièrement vrai dans la douleur, les médicaments anti-douleur ont une efficacité démontrée par rapport à l'effet placebo pourtant important dans ce cas.

"Les médicaments ont une activité complémentaire aux alicaments, et en général supérieure, il n'y a donc pas de concurrence directe"

Les OGM vous semblent-ils une piste prometteuse pour des futurs médicaments ?
Les biotechnologies qui utilisent les OGM sont déjà à l'origine de beaucoup de médicaments, et le seront encore plus dans le futur. Les animaux transgéniques ont un intérêt également sur le plan expérimental car présentant une uniformité biologique facilitant l'étude des effets positifs ou négatifs sur l'organisme.

En France, on est obligé d'acheter des boites entières de médicaments. Dans certains pays, on distribue juste ce qu'il faut. Etes-vous favorable à cette mesure ?
La contenance des boîtes de médicaments est calculée pour être adaptée à la durée normale d'un traitement. Cette contenance est fixée par les autorités. La présentation sous forme de boîte apporte une garantie importante au consommateur par rapport à la présentation unitaire, en particulier en matière de conservation des produits et de risques d'erreurs.

Sur Internet il y a beaucoup de pub pour des médicaments. Comment luttez-vous contre la contrefaçon ?
Il y a un risque très important d'acheter des médicaments sur Internet. En effet, il n'y aucune garantie que le produit proposé soit un vrai médicament et non une contrefaçon (c'est le moyen que les fraudeurs utilisent pour écouler leur marchandise). Un seul conseil, donc : ne jamais acheter de médicaments sur Internet.

Est-il prouvé par des études que les médicaments allongent l'espérance de vie ?
Bien évidemment, dans certaines pathologies un allongement de l'espérance de vie est une exigence à la fois liée aux besoins des malades et aux demandes des autorités. Deux exemples : le cancer, et les maladies cardiaques.

Les expériences sur les animaux peuvent-elles être vraiment transposées chez l'homme ?
L'expérimentation animale est nécessaire dans la mesure où l'expérimentation isolée sur des cellules est insuffisante pour donner des informations sur à la fois le devenir d'un médicament et sur ses effets sur l'ensemble de l'organisme. Il est important malgré tout de limiter les études chez l'animal au minimum nécessaire et de s'entourer de toutes les garanties pour que ces études soient réalisées dans des conditions acceptables, limitant en particulier la douleur.

Que pensez-vous des alicaments ? Est-ce une concurrence pour les médicaments classiques (anti-cholestérol par exemple) ?
Les mesures hygiéno-diététiques sont indispensables dans un certain nombre de cas, les alicaments répondent à ces besoins. Les médicaments ont une activité complémentaire, et en général supérieure, il n'y a donc pas de concurrence directe.

En 2000, l'Américaine pesait 20% de plus que la Française moyenne (10% d'écart chez les hommes). Les doses administrées dans l'immense majorité des cas sont identiques dans les deux pays. N'y a-t-il pas un manque de prise en compte des spécificités des patients, tant sur la plan national qu'individuel ?
Les essais sont toujours réalisés sur des populations présentant un profil moyen. C'est le rôle du médecin d'adapter en particulier les doses aux spécificités de chacun de ses malades, y compris son poids.

Consomme-t-on trop de médicaments ?
La consommation de médicaments doit toujours être adaptée aux besoins spécifiques de chacun. C'est le rôle des professionnels de la santé de procéder à cet ajustement, à la fois au moment de la prescription par le médecin et lors de la dispensation par le pharmacien. C'est aussi à chacun d'entre nous devant son médecin de lui poser éventuellement la question sur la nécessité ou non de prendre tel ou tel médicament.

Comment expliquer que la France soit le premier consommateur d'antidépresseurs ? Est-ce un lobby particulièrement puissant ?
Pour des raisons peu explicables, la France est devenue un des pays où les pathologies neuropsychiques sont les plus fréquentes en Europe, y compris le taux de suicide. Il n'est donc pas incohérent que la consommation de psychotropes en général et d'antidépresseurs en particulier soit importante. A noter également une prise en charge particulièrement attentive de ces pathologies sur le plan médical par rapport à d'autres pays. Cette consommation n'est-elle pas le reflet aussi de cette situation?

Pour le cas du cancer par exemple, le traitement est très lourd à supporter par les malades, pourquoi les progrès sont si tardifs en la matière ?
En fait les progrès thérapeutiques dans le cancer sont de plus en plus importants, aussi bien sur le plan de l'efficacité que sur celui de la tolérance, même si dans certains cas de chimiothérapies lourdes les traitements restent difficiles à supporter. C'est dans le cancer qu'il y a actuellement le plus de traitements nouveaux, tentant d'apporter des réponses à ces questions.

Yves Juillet : J'ai été très heureux de pouvoir répondre à vos questions. J'espère vous avoir apporté des informations utiles. A très bientôt.

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Sun, 25 Jun 2006 22:15:04 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-57594.html
douleur et cancer http://canceraicha.i-clic.net/article-57588.html Sun, 25 Jun 2006 21:57:00 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-57588.html article de l'internaute http://canceraicha.i-clic.net/article-57585.html
Ça ne s'attrape pas sur un coup de froid, ça n'est pas contagieux, ça n'est pas infectieux, ça n'est pas héréditaire… mais alors, pourquoi certaines personnes développent-elles des cancers ?

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Chaque année, plus de 270 000 personnes déclarent un cancer. Et pourtant, cette épidémie n'est due ni à une bactérie, ni à un virus. Elle ne se transmet pas d'une personne malade à une autre. Il s'agit d'un dérèglement de la vie cellulaire.

Notre corps est en effet constitué de 60 000 milliards de ces petites briques, spécialisées en environ 200 catégories différentes. Chaque cellule comporte un noyau qui lui-même contient les gènes portés par le fameux ADN, plan de montage de l'organisme.

En temps normal, chez l'adulte, certaines cellules se multiplient beaucoup comme les cellules sanguines, d'autre quasiment pas comme les cellules cérébrales. Chaque jour, 200 milliards meurent, et autant naissent, dans un mécanisme complexe, et minutieux, pas encore totalement élucidé.

Cellules hors contrôle

Une cellule cancéreuse échappe complètement à cette régulation. Devenue inutile pour l'organisme, elle passe son temps à se multiplier jusqu'à former un amas de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques qu'elle : une tumeur.

Certains agents mutagènes, comme les ultraviolets, dérangent la molécule d'ADN : il devient impossible pour les enzymes de la recopier de façon conforme.

Quelles caractéristiques au juste ? Au niveau génétique, ces cellules ne sont pas exactement identiques aux cellules saines.

Leur ADN porte des modifications, ou mutations, qui rendent la cellule malade : certains gènes, appelés oncogènes, ne sont plus fonctionnels. Souvent, il s'agit de gènes dits "suppresseurs de tumeur", qui en temps normal, servent à repérer et réparer ces mutations. Devenus inactifs, ils laissent proliférer des cellules qui ne devraient pas se multiplier.

A l'origine des mutations

Mais alors, qu'est-ce qui a généré ces mutations ? Notre matériel réplicatif (celui qui copie l'ADN) n'est pas infaillible. Lorsqu'il recopie l'ADN, on estime qu'il produit une erreur toutes les 10 000 bases (les "lettres" du code génétique). Le plus souvent, ces erreurs sont détectées par la cellule et corrigées. Mais pas toujours. Surtout quand il en survient beaucoup.

"Les agents mutagènes perturbent l'ADN, soient en liant entre elles certaines bases, soit en y intercalant des molécules"

On connaît aujourd'hui certains facteurs favorisant l'apparition de ces mutations. Les virus oncogènes, par exemple, intègrent leur propre génome dans celui d'un des gènes clefs de la cellule, en en perturbant le fonctionnement normal. C'est le cas de l'hépatite B.

On connaît également certains agents mutagènes : ils perturbent l'ADN, soient en liant entre elles certaines bases, soit en y intercalant des molécules : les enzymes chargées de la réplication ne reconnaissent alors plus l'ADN qu'elles doivent recopier, et fabriquent donc une copie approximative des gènes, une version mutée. Parmi eux, les UV (ultraviolets) mais également les rayons X et les rayons gamma. Mais aussi de nombreuses molécules présentes dans le tabac, les goudrons, l'alcool, et nombre de substances chimiques comme l'amiante ou le benzène.

Mais ces agents mutagènes n'expliquent pas tous les cancers. Il semble que des prédispositions génétiques entre aussi en jeu. C'est en tous cas démontré pour le cancer du sein.

En savoir plus
La douleur est toujours synonyme de cancer

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Sun, 25 Jun 2006 21:51:46 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-57585.html
atika http://canceraicha.i-clic.net/article-53367.html

Nous étions six sœurs, toutes peureuses.

Ma sœur Atika, notre aînée, avait peur du cancer qui rongeait son sein droit. Alors elle fit substituer à celui-ci, une prothèse synthétique qu'elle glissait dans sa poitrine chaque matin. L'apparence était sauve. La nuit venue, elle éteignait les lumières de sa chambre, enlevait ses vêtements, puis — tel un être qui, horripilé à la vue d'une araignée parvenue jusqu'à ses genoux, la repousse avec effroi d'un geste brusque — retirait le morceau de plastique tenant lieu, le jour, de sein droit et le jetait dans la pénombre du placard, en veillant à éviter de le regarder.

Atika vivait dans la peur constante de voir le cancer gagner son sein gauche, puis son ventre, sa gorge, voire son utérus, puis gangrener tout son corps. Elle s'habitua à l'angoisse qui précédait chacune de ses visites régulières à l'hôpital, mais ne réussit jamais à vaincre la peur que générait son état.

J'observais souvent les obsessions de ma sœur aînée ; je les devinais et les anticipais. Alors je la prenais dans mes bras, caressais ses beaux cheveux, tentais de la rassurer et l'aider à chasser les fantômes de la peur.

extrait d'une nouvelle inédite de l'écrivain et journaliste iraqienne Inaam Kachachi  ou elle conte les destins de six sœurs, dont chacune vit la peur sur un mode différent.
Les Peureuses

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Sun, 11 Jun 2006 19:27:10 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-53367.html
bienvenue http://canceraicha.i-clic.net/article-53350.html Bonjour

Frappee de plein fouet par le cancer du sein de ma defunte mere;et réalisant combien les proches d'un malade etaient désemparés , impuissants et ô combien incultes en matiere de cancer ;j'ai pensé à creer un blog ou les malades et leurs proches pouvaient dialoguer, s'entraider et se soutenir mutuellement.

En Algerie,nous sommes encore à la medecine en temps de guerre.le malade est completement livré à lui même et aux siens .Et malgré la medecine pseudo gratuite,il reste à la totale merci de toutes les complications.

les services sont debordés et les soins sont loin d'être à la portée de tout le monde.

Les dernieres nouveautés en matiére de traitements et de soins ne sont pas disponibles.

C'est pour cela  que j'espere que le blog remplira son rôle de trait d'union entre les malades et leurs proches en algerie et le reste du monde.

                                                                                                                                                Atika

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Sun, 11 Jun 2006 18:50:26 GMT http://canceraicha.i-clic.net/article-53350.html